Programmes principaux – cours de 8 semaines
À partir du 29 juin !
Petits groupes -> Places limitées
5333 Ave Casgrain, Montreal, 9e étage
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Pratiques en atelier de dessin et de peinture qui développent la maîtrise technique tout en cultivant une manière de voir plus lente, plus attentive et élargie.
PRATIQUES DE DESSIN ET DE PEINTURE – 8 SEMAINES
Pratique structurée du dessin et de la peinture dans laquelle le développement technique, la compréhension des matériaux et l’expansion de la perception sont abordés comme un seul mode de travail intégré.
Chaque programme de 8 semaines est conçu comme une progression en atelier qui combine instruction, observation et pratique perceptive guidée. Les étudiant·e·s sont accompagné·e·s dans le développement à la fois de leurs compétences et de leur sensibilité visuelle à travers un engagement soutenu avec les matériaux et le processus.
Les cours sont donnés en anglais.
APERÇU
Ces programmes ne sont pas organisés selon des niveaux débutant, intermédiaire et avancé. Les participant·e·s entrent plutôt par différents modes d’engagement — technique, contextuel ou perceptif — et développent leur pratique à travers une exploration progressive et superposée.
Tous les niveaux d’expérience sont les bienvenus. L’accompagnement est adapté à la pratique, à l’expérience et à la direction de chaque participant·e.
PARCOURS DESSIN
PRATIQUE TECHNIQUE
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Description du cours :
Ce cours aborde le dessin comme une pratique de la perception plutôt que comme une simple compétence technique. Sur huit semaines, les étudiant·e·s traversent le gris, la couleur, la forme, la mémoire, la géométrie et le portrait, en combinant travail en atelier et courts exercices de méditation et d’attention. Chaque séance commence par un moment guidé de calme et d’intention, suivi d’une brève mise en contexte, d’une période de création prolongée, puis d’un temps de réflexion. Le dessin est envisagé comme un processus qui émerge d’une observation soutenue, où le matériau, l’attention et le temps façonnent ce qui apparaît sur la page. Les références historiques couvrent les premières traces graphiques, les systèmes symboliques, la perspective de la Renaissance, les structures mnémotechniques et géométriques, ainsi que les approches modernes du geste et de l’abstraction. Elles servent à comprendre comment la création d’images a toujours été liée à la perception, à la mémoire et au sens. Lors de la dernière semaine, les étudiant·e·s travaillent avec un modèle vivant, en intégrant contour, geste et observation prolongée afin d’explorer la présence plutôt que la précision. Tout au long du cours, l’accent est mis sur le ralentissement de la perception et sur la manière dont le regard construit lui-même la forme. Plan du cours :
Semaine 1 : Systèmes de grisaille et perception texturale On commence par le dessin fondé sur des systèmes de valeurs contrôlés, en utilisant encre, fusain, crayon et stylo. Les étudiant·e·s construisent une échelle de gris en 13 étapes tout en développant une attention à la pression, aux bords et aux transitions tonales. La seconde partie du cours est consacrée à des études de texture lentes, où le geste devient un processus conscient et attentif. Semaine 2 : Perception de la couleur et systèmes émotionnels La couleur est explorée à travers l’encre, le crayon de couleur, le pastel et la craie. Les étudiant·e·s construisent des roues chromatiques, des dégradés et des études superposées, en utilisant hachures croisées et mélanges pour développer les tons. L’accent est mis sur la couleur comme système relationnel et émotionnel, accompagné d’une réflexion écrite sur la perception et la réponse. Semaine 3 : Forme construite et attention au naturel Les formes géométriques de base sont construites à travers des études de valeurs et de couleur, en utilisant plusieurs matériaux. Les étudiant·e·s recueillent ensuite un objet naturel à l’extérieur et le dessinent lentement en couleur. Le cours met en relation structure construite et rencontre perceptive directe à travers une observation prolongée. Semaine 4 : Portraits d’objets et perception relationnelle Les étudiant·e·s dessinent des objets personnels apportés de chez eux, en commençant par un échange tactile collectif où les objets sont manipulés par plusieurs camarades avant d’être restitués. Le dessin explore le contour, le geste et la sensibilité perceptive influencée par la mémoire, la présence et l’attention relationnelle. Semaine 5 : Perspective et espace mnémotechnique La perspective est introduite comme un système perceptif lié à la mémoire et à l’imagination spatiale. Les étudiant·e·s développent des séquences mnémotechniques associées à des parcours familiers, puis les traduisent en dessins en perspective à 1, 2 et 3 points de fuite, explorant la relation entre espace construit et espace mémorisé. Semaine 6 : Géométrie sacrée et rythme structurel Le dessin est abordé à travers des systèmes de proportion, de répétition et de symétrie. Les étudiant·e·s construisent des compositions géométriques à partir de cercles, grilles et structures radiales, tout en intégrant des variations perceptives. La géométrie est comprise comme un processus rythmique et méditatif de la vision. Semaine 7 : Portrait et observation construite Les étudiant·e·s commencent par une construction proportionnelle du visage à partir de structures géométriques, puis passent à un portrait d’observation en binômes. Le travail alterne entre cartographie structurée et dessin d’après modèle, en mettant l’accent sur l’attention, la présence et la perception relationnelle. Semaine 8 : Dessin de la figure et perception prolongée Un modèle vivant est introduit pour un dessin de figure soutenu dans le temps. Les étudiant·e·s traversent contour, geste et une longue pose finale, en intégrant les approches développées précédemment. L’accent est mis sur l’attention prolongée et la perception dans le temps plutôt que sur la seule précision. Description du cours :
Le dessin comme manière de voir ce qui est habituellement caché, et d’apprendre à faire confiance à ce qui apparaît lorsque le contrôle n’est plus le point de départ. Ce cours aborde le dessin comme une pratique vivante, qui se déplace à travers le temps, les cultures et les modes de perception. Nous traversons les premières traces rupestres, les systèmes symboliques, les images visionnaires, les paysages émotionnels, les opérations de hasard, le dessin inconscient et l’abstraction comme manière de percevoir des structures invisibles. Plutôt que de considérer le dessin comme représentation, il est abordé ici comme attention, intuition et recherche. Le cours est ouvert à tous les niveaux et vise à soutenir autant les débutant·e·s que les artistes plus avancé·e·s à travers des գործընթաց exploratoires et superposés qui développent confiance, sensibilité et profondeur de perception. Chaque séance suit une structure constante : une méditation guidée et des exercices de mouvement associés à une intention lunaire, une courte introduction historique et visuelle, une exploration prolongée en atelier, puis un temps final de réflexion et de discussion. Ce rythme crée un équilibre entre fabrication ancrée et états perceptifs élargis. Plan du cours :
Semaine 1 : Traces préhistoriques On commence avec les premières traces de la main humaine dans les grottes et les environnements rituels. Le dessin est abordé comme geste, contact et présence, où le corps et la surface se rencontrent. Semaine 2 : Systèmes symboliques sacrés Les premières cultures développent le dessin comme langage symbolique et cosmologique. Les étudiant·e·s construisent des systèmes visuels structurés en utilisant la répétition, la géométrie et le rythme comme vecteurs de sens. Semaine 3 : Dessin visionnaire médiéval Le dessin devient un enregistrement de visions, de lumière et de perception intérieure. Les étudiant·e·s explorent des images qui semblent reçues plutôt que construites, travaillant avec des espaces superposés et non physiques. Semaine 4 : Romantisme L’attention se déplace vers l’émotion, l’atmosphère et l’expérience intérieure du paysage. Le dessin devient une traduction du sentiment, de la distance et du sublime. Semaine 5 : Symbolisme Les images de rêve et les associations psychologiques forment des langages visuels structurés. Le travail se construit à partir de fragments, de mémoire et de motifs symboliques récurrents. Semaine 6 : Dada Le dessin est interrompu par des systèmes de hasard et de procédures qui résistent au contrôle. Le hasard devient une force générative qui reconfigure l’intention. Semaine 7 : Surréalisme Les processus inconscients guident le dessin à travers l’automatisme et les associations libres. Les images émergent dans la continuité plutôt que par la planification ou le contrôle. Semaine 8 : Abstraction spirituelle Le dessin s’étend vers la perception elle-même, où la forme, la ligne et la couleur sont vécues comme des structures énergétiques ou invisibles. Les étudiant·e·s intègrent l’ensemble du parcours du cours dans des champs perceptifs abstraits. Description du cours :
Le dessin est ici abordé comme une pratique d’atelier centrée sur la perception, l’intention et une manière intuitive de faire, plutôt que sur la représentation ou la résolution de problèmes techniques. Les étudiant·e·s sont guidé·e·s vers un état de création plus réceptif, où le travail se développe à travers l’attention soutenue, la conscience incarnée et la réponse au moment présent plutôt que par le contrôle ou la planification excessive. Les étudiant·e·s arrivent avec leurs propres projets individuels, à n’importe quel stade de développement, pouvant prendre toute forme, échelle ou sujet. Tous les niveaux d’expérience sont les bienvenus, et un accompagnement technique et conceptuel est offert tout au long du processus, au fil de l’évolution de chaque projet. Le début du cours est consacré à clarifier l’intention de chaque étudiant·e afin d’établir une direction claire qui soutiendra l’ensemble des huit semaines. Le cours met l’accent sur l’apprentissage d’un état de concentration dans lequel la perception est constamment renouvelée. À travers des pratiques guidées d’attention et des interruptions structurées, les étudiant·e·s sont ramené·e·s à la conscience du corps, du souffle et du moment présent pendant le travail, leur permettant d’observer comment la pensée, l’émotion et l’environnement influencent le processus de dessin. Avec le temps, les étudiant·e·s développent la capacité de rester avec leur travail de manière plus ouverte et réceptive, laissant les dessins se déployer à partir d’une attention soutenue plutôt que d’objectifs figés. L’accent principal du cours est mis sur la création à partir d’un état de clarté, d’alignement et de présence perceptive. Plan du cours :
Semaine 1 : Entrer dans l’intention et définir le travail Les étudiant·e·s commencent par clarifier leurs projets individuels et établir une intention intérieure claire pour le travail qui sera développé tout au long du cours. L’accent est mis sur la reconnaissance de ce qui cherche réellement à s’exprimer, plutôt que sur ce qui est planifié ou contrôlé. Semaine 2 : Ancrer l’attention et clarifier les interférences Les étudiant·e·s apprennent à stabiliser l’attention dans le corps et à reconnaître les schémas mentaux habituels qui perturbent le flux. Le travail consiste à s’installer dans un état perceptif plus clair, où la création peut commencer sans sur-direction ni bruit intérieur excessif. Semaine 3 : Ouverture du flux intuitif Les étudiant·e·s commencent à laisser l’intuition et la réponse spontanée guider les décisions de dessin. L’accent est mis sur la confiance dans la perception immédiate plutôt que sur des résultats préétablis, tout en restant ancré dans la présence corporelle. Semaine 4 : Écouter le travail en devenir L’attention se déplace de la maîtrise vers la réceptivité. Les étudiant·e·s apprennent à « écouter » ce que devient le dessin et à y répondre comme à un processus en cours de transformation, plutôt que d’imposer une direction. Semaine 5 : Relâcher la sur-construction Les étudiant·e·s explorent ce qui se produit lorsque la sur-analyse, la correction et le contrôle sont diminués. L’accent est mis sur le maintien d’un travail vivant, instable et réactif à la perception du moment. Semaine 6 : Alignement du corps et de l’intuition Le dessin devient pleinement incarné, avec une attention qui circule entre sensation physique et décision intuitive. Les étudiant·e·s cherchent un alignement entre conscience intérieure et geste de tracé. Semaine 7 : Pratique du flux soutenu Les étudiant·e·s travaillent sur des périodes prolongées dans un état d’attention continue, en minimisant les interruptions entre perception, impulsion et action. L’accent est mis sur le maintien du flux sans basculer dans l’analyse. Semaine 8 : Expression intégrée de l’intention Les étudiant·e·s rassemblent l’ensemble de leur processus dans une production cohérente qui reflète leur intention initiale, affinée au fil des semaines à travers le développement perceptif et intuitif. L’accent est mis sur la cohérence entre direction intérieure et expression extérieure. |
PARCOURS PEINTURE
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Description du cours :
Ce cours aborde la peinture comme une pratique de l’attention, de la perception et de la conscience des matériaux. Sur huit semaines, les étudiant·e·s développent des compétences techniques en matière de geste pictural, de mélange des couleurs, de texture, de composition et de portrait, tout en intégrant des méditations guidées et des processus réflexifs qui soutiennent des modes de travail plus lents et plus attentifs. Chaque séance combine des exercices techniques structurés avec des explorations intuitives et perceptives, en alternant observation, mémoire et construction imaginative. La peinture est abordée à la fois comme matière physique et comme champ d’expérience réceptif, permettant de comprendre comment le geste, la couleur et la surface interagissent avec l’émotion et la perception. Les références historiques et conceptuelles couvrent les systèmes de théorie des couleurs, les traditions de nature morte, les pratiques du portrait, les modes de représentation symbolique et archétypale, ainsi que les approches contemporaines de la peinture basée sur le processus. Ces cadres sont utilisés comme outils d’élargissement de la compréhension de l’image plutôt que comme modèles stylistiques fixes. À la fin du cours, les étudiant·e·s produisent une peinture finale dite « peinture de l’âme » qui intègre maîtrise technique et réponse intuitive, soutenue par une attention prolongée et une pratique réflexive. Le cours met l’accent sur la peinture comme manière de voir, de ressentir et de construire du sens à travers l’engagement matériel dans le temps. Plan du cours :
Semaine 1 : Manipulation du pinceau et jeu intuitif de la couleur Les étudiant·e·s commencent par les bases du geste pictural et de la manipulation de la peinture. L’accent est mis sur la conscience de chaque levée et pose du pinceau, afin de développer une relation lente et attentive à l’action. La couleur est choisie de manière intuitive, avec des exercices en mouillé sur mouillé, à sec, et en transitions de dégradés, afin d’affiner la sensibilité au comportement de la peinture. Semaine 2 : Mélange des couleurs et systèmes de relation Les étudiant·e·s travaillent avec les modèles chromatiques RYB et CMY afin de comprendre les relations structurelles entre les teintes. Le mélange des couleurs est exploré par expérimentation directe, avec une attention portée aux variations subtiles de ton, de température et de réponse émotionnelle. La réflexion met l’accent sur la perception, la nuance et l’affect. Semaine 3 : Texture, geste et peinture par formules La texture devient un langage perceptif. Les étudiant·e·s créent de petites « cartes de texture » documentant surface, geste et réponse émotionnelle. Ces cartes fonctionnent comme un jeu : elles sont mélangées et tirées pour générer une « peinture par formule », combinant hasard, structure et intuition. La réflexion inclut la conscience corporelle et les associations de sens. Semaine 4 : Critique, perception et forme construite Les étudiant·e·s analysent les peintures par formules afin d’examiner la relation entre intention et résultat. Le cours se poursuit avec la peinture de formes géométriques simples en deux couleurs, en utilisant différentes textures et modes de manipulation de la peinture. Un objet naturel est introduit comme ancrage perceptif pour l’observation et la réponse. Semaine 5 : Nature morte et composition intuitive Les étudiant·e·s construisent une nature morte à partir d’objets personnels apportés de chez eux. L’accent est mis sur la composition émotionnelle plutôt que formelle. La peinture est abordée comme une observation prolongée des relations entre objets, mémoire et perception. Semaine 6 : Portrait et proportion imaginée Les étudiant·e·s étudient la structure du visage à travers un mappage lent des proportions et le mélange des tons de peau. Parallèlement à l’étude d’observation, ils développent un portrait imaginé basé sur des qualités archétypales, en combinant structure et construction intuitive. Semaine 7 : Portrait, étude au miroir et connexion perceptive Les étudiant·e·s travaillent à partir de miroirs ou de références photographiques, accompagnés d’une méditation préparatoire centrée sur la présence et la perception. Le processus du portrait est guidé par l’attention soutenue, la tonalité émotionnelle et une lecture interprétative plutôt que par la précision littérale. Semaine 8 : Peinture de l’âme et pratique intégrée Les étudiant·e·s commencent par une méditation prolongée, de l’écriture réflexive et du mouvement afin d’identifier les états internes et les besoins du moment. Le reste de la séance est consacré à une seule session de peinture ouverte qui intègre l’ensemble des techniques explorées au cours des semaines précédentes. L’accent est mis sur l’intuition, la présence et la réceptivité matérielle. Description du cours :
Ce cours aborde la peinture comme une pratique perceptive vivante qui se déploie à travers l’histoire, l’intuition et la transformation de la matière. Nous commençons avec les premières traces de création d’images, puis traversons des systèmes symboliques, des traditions visionnaires, la peinture atmosphérique, l’expérimentation matérielle, les études perceptives et enfin l’abstraction comme manière de travailler avec des forces visibles et invisibles. Plutôt que de considérer la peinture comme une simple représentation, le cours la situe comme une pratique de l’attention, de la sensation et de la recherche sur la manière dont les images se forment à travers la couleur, la lumière, la surface et le comportement des matériaux. Le cours est ouvert à tous les niveaux et accompagne autant les débutant·e·s que les peintres plus avancé·e·s à travers des processus d’expérimentation structurés et un travail d’atelier élargi. Chaque séance suit un rythme constant : une méditation guidée et des exercices de mouvement associés à une intention lunaire, une courte introduction historique et visuelle, une longue session de peinture en atelier, puis un temps final de réflexion et de discussion. Cette structure crée un équilibre entre pratique matérielle ancrée et ouverture perceptive élargie. Plan du cours :
Semaine 1 : Traces préhistoriques On commence avec les premières traces peintes retrouvées dans les grottes et les environnements rituels. La peinture est abordée comme contact, pigment, geste et présence, où image et surface sont indissociables. Semaine 2 : Systèmes sacrés de la couleur À travers les cultures, la couleur a fonctionné comme bien plus qu’un élément décoratif : elle porte des significations symboliques, spirituelles et cosmologiques. Les étudiant·e·s explorent la couleur comme langage, en travaillant avec des palettes limitées et des relations intentionnelles entre teinte, valeur et émotion. Semaine 3 : Lumière médiévale et icônes La peinture devient un vecteur de lumière, de contemplation et de dévotion. Les étudiant·e·s explorent la luminosité, la superposition et l’espace symbolique, en étudiant comment la couleur et la surface peuvent suggérer des réalités au-delà de la perception ordinaire. Semaine 4 : Atmosphère romantique L’attention se déplace vers l’émotion, le climat, le paysage et le sublime. À travers la peinture, les étudiant·e·s explorent l’atmosphère, l’humeur et la dissolution de la forme solide dans la lumière, la distance et la sensation. Semaine 5 : Symbolisme et peinture visionnaire Le mythe, le rêve, la mémoire et le symbolisme personnel deviennent des sources de création. Les étudiant·e·s développent des peintures qui dépassent l’observation pour entrer dans des espaces imaginaires, psychologiques et symboliques. Semaine 6 : Peinture de processus et agentivité de la matière Le contrôle est relâché et la peinture devient un acteur à part entière du travail. Par le coulage, le grattage, les couches, les taches et l’expérimentation, les étudiant·e·s explorent comment les matériaux peuvent générer des directions et des découvertes inattendues. Semaine 7 : Nouveaux matérialismes et perception La peinture est abordée comme une relation entre le corps, la matière, l’environnement et l’attention. Les étudiant·e·s étudient la perception, l’émergence et les manières dont le sens peut naître du processus, de l’interaction et de l’observation soutenue. Semaine 8 : Abstraction spirituelle La peinture s’étend au-delà de la représentation vers la couleur, le geste, le rythme et la forme énergétique. Les étudiant·e·s intègrent les thèmes du cours dans une œuvre abstraite qui reflète leur relation évolutive à la perception, à la matérialité et à la création d’images. Description du cours :
La peinture est ici abordée comme une pratique d’atelier qui explore la perception comme un champ relationnel entre l’attention intérieure et l’environnement extérieur. Elle n’est pas envisagée comme production d’images, mais comme une manière d’observer comment la conscience se transforme à travers le corps, la matière, l’atmosphère et le temps. Chaque séance est structurée autour de pratiques guidées d’attention, de pauses intentionnelles et d’un travail soutenu en atelier sur des projets développés individuellement. Les étudiant·e·s viennent avec leurs propres idées, matériaux et orientations, tandis que le cours fournit un cadre pour comprendre comment la perception se cultive pendant le processus de création. Tous les niveaux d’expérience sont les bienvenus, et un accompagnement technique ainsi que des apports contextuels sont proposés tout au long de chaque séance en fonction de l’évolution des projets. L’attention est régulièrement interrompue puis renouvelée à travers des moments de recentrage chronométrés, invitant les étudiant·e·s à observer leurs sensations corporelles, leur état émotionnel, leurs pensées et l’influence de l’environnement pendant qu’ils et elles travaillent. Le cours inclut également des pratiques de conscience liées aux cycles naturels, notamment l’observation du ciel, la perception atmosphérique et le rythme lunaire. Les étudiant·e·s tiennent un « journal d’interconnectivité » hebdomadaire, dans lequel ils et elles consignent des moments de coïncidence, de résonance ou d’alignement subtil entre leur état intérieur et le monde extérieur. La question centrale du cours est la suivante : la perception n’est jamais isolée — elle est continuellement façonnée par le corps, l’environnement, l’atmosphère et l’attention elle-même. Plan du cours :
Semaine 1 : Ancrage et arrivée dans le corps du travail Les étudiant·e·s établissent l’ancrage comme point d’entrée dans la peinture, en apprenant à stabiliser l’attention dans le corps avant de commencer à travailler. L’accent est mis sur l’observation de la vitesse mentale habituelle, de la présence physique, et sur la manière dont la perception est immédiatement façonnée par l’environnement, la lumière et l’atmosphère. Semaine 2 : Rappel de l’énergie (retrouver l’attention) Les étudiant·e·s apprennent à observer les moments où l’attention quitte le corps pendant le processus de création, puis à la ramener dans une conscience du présent. L’accent est mis sur la réduction de la fragmentation de l’attention et sur la reconnaissance des influences externes et des schémas de pensée internes qui éloignent la perception du travail. Semaine 3 : Expansion ancrée (flux cosmique et stabilité) L’attention est entraînée à s’ouvrir à l’intuition, à l’imagination et à la perception de l’environnement tout en restant ancrée dans le corps. Les étudiant·e·s explorent comment les variations d’atmosphère, de lumière et d’état intérieur peuvent être accueillies sans perdre en clarté ni en stabilité. Semaine 4 : Présence relationnelle (influences guidantes de la perception) Les étudiant·e·s développent une conscience des impulsions internes qui guident le processus de création, en apprenant à distinguer intuition, mémoire et projection comme expériences perceptives plutôt que comme vérités fixes. L’attention est également portée sur la manière dont les variations subtiles de l’environnement influencent les décisions en temps réel. Semaine 5 : Perception du champ (auras comme limites sensorielles) La perception est étendue à l’espace autour du corps et de la peinture, en considérant l’attention comme un champ en constante transformation plutôt qu’un point fixe. Les étudiant·e·s observent comment la tonalité émotionnelle, l’atmosphère et la conscience spatiale influencent les contours de la perception pendant le travail. Semaine 6 : Structures de protection (stabilité dans les processus profonds) Les étudiant·e·s développent une stabilité intérieure face à l’incertitude, l’intensité et la complexité de leurs peintures. L’accent est mis sur le maintien d’une attention claire et de limites énergétiques stables tout en restant engagé·e·s dans un travail en évolution. Semaine 7 : Intégration des systèmes perceptifs (multi-couches de conscience) Tous les modes d’attention précédents sont maintenus simultanément pendant le travail, les étudiant·e·s intégrant corps, émotion, matière et environnement comme un système perceptif continu. L’accent est mis sur la capacité à rester présent dans la complexité sans réduire ni simplifier l’expérience. Semaine 8 : Pratique du champ unifié soutenu (continuité de la perception) Les étudiant·e·s maintiennent une conscience ininterrompue pendant le processus de création, intégrant l’ensemble des pratiques précédentes dans un état continu de travail. La peinture devient un enregistrement de la perception soutenue, où attention, corps, émotion et environnement ne sont plus séparés mais vécus comme un seul champ. |
RÉSULTATS DES PROGRAMMES
À travers les cours de 8 semaines, les étudiants peuvent s’attendre à développer :
- Des compétences techniques en dessin ou en peinture
- Une observation visuelle et une sensibilité aux matériaux plus développées
- Une plus grande confiance dans la création d’images personnelles
- Une manière de voir plus attentive et élargie
- Une pratique en atelier soutenue, fondée à la fois sur la structure et l’intuition

